11 avril 2007

Praia do Brasil

J'avais décidé de ne pas aller au Brésil, non que je me sois juré de ne pas y mettre les pieds ni que le pays eût quelque chose de rebutant, seulement je m'étais dit simplement : "pour un autre voyage peut-être". La pluie était venue me saluer lorsque je quittai Buenos Aires embarqué dans un bateau traversant le fleuve Río de la Plata qui m'emmena jusqu'à Montevideo. Arrivé dans la capitale uruguayenne, c'est encore la pluie qui vint m'accueillir à la descente du mini-paquebot. Je vous épargne la météo au jour le jour, mais pour être concis et précis, disons qu'il a plu chaque jour, à l'exception de un jour de pur beau temps, et pas un de plus, à chacune de mes destinations. Autant vous dire, qu'ici quand il pleut, ce sont des heures et des heures de trombes d'eau sans discontinuer, que, parfois même, tu te prends sur la tronche. Il n'y a toutefois aucune raison de se plaindre : la pluie est douce et ne refroidit pour ainsi dire pas ou peu l'atmosphère et, pour ma part, une journée, même une seule, au grand soleil, à chaque étape, ce fut l'occasion de prendre des photos inespérées, de se laisser enrouler, comme un grand enfant, par les vagues qui déferlent sur les magnifiques plages de Punta del Este et de Punta del Diablo en Uruguay et sur celles absolument irréelles et cinématographiques, tant elles sont sublimes comme tout du long de la ilha Santa Catarina, qui prolonge la ville de Florianópolis, au Brésil. Avec le Brésil, on entre véritablement dans une autre dimension. Les plages sont de purs paradis où se mêlent à la végétation tropicale les courants chauds de l'océan atlantique, le tout servi sur un lit de sable blanc et fin. Les brésiliens semblent perpétuellement heureux, sourient à s'en décrocher les mâchoires, chantent, dansent, mangent, dorment et font la fête du matin jusqu'au soir sur les plages dont je vous laisse imaginer l'ambiance qui y règne. Et encore, pour être parfaitement honnête, je n'y ai gouté qu'un jour, et hors saison. Alors, certes je n'avais pas prévu d'aller jusqu'au Brésil, mais cela valait vraiment, vraiment le détour, c'est bien simple j'ai encore du mal à y croire et garde le souvenir de la couleur de l'eau et de sa tiédeur; je me rappelle avec un brin de nostalgie des différentes sensations à fouler un sable aussi fin, dont on peut dire qu'il a dépassé l'état de simple sable pour parvenir à celui de "poudreuse" de sable que l'on écrase d'ailleurs de ses pieds nus avec le même crissement que si ç'eût été de la neige fraichement tombée, et ça, mes amis, hormis qu'on en sème un peu partout où l'on va, quel bonheur, quel bonheur de se réveiller le matin, de poser son pied sur le sol et de sentir crisser les premiers grains d'une journée ensablée. Bien entendu, le Brésil ce n'est pas que des plages, loin s'en faut, il suffit de jeter un coup d'oeil sur la géographie du pays pour s'apercevoir de l'omniprésence de la forêt amazonienne. Dès le lendemain, je me retrouvai dans la jungle, celle qui encercle les puissantes et vertigineuses chutes d'Iguazú.

Posté par LucAmeSud à 03:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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